Expositions à Paris

L’Ecole de la liberté - Etre artiste à Paris 1648-1817

Exposition à l’ENSBA, Paris (20 oct. 2009 - 10 janv. 2010).
Publié le mercredi 11 novembre 2009





Les Beaux-arts de Paris présentent plus de deux cents œuvres issues de leurs collections traitant de ce thème universel qu’est la liberté de l’artiste.

Le parcours présente l’affranchissement progressif des codes de représentation des artistes vers un individualisme affiché.

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Jean-Baptiste François Desoria (1758-1832)
(c) Beaux-arts de Paris

L’école des beaux-arts de Paris conserve des milliers de peintures, gravures et sculptures produites par ses élèves et ses maîtres au temps où elle était une école royale, fondée par Louis XIV, et installée au Louvre.

En 1648, les artistes parisiens se placèrent sous la protection du souverain, au risque de devenir ses courtisans. L’Académie leur donna, au contraire, une liberté de pensée. Il leur était plus facile de s’affranchir de l’influence lointaine d’un souverain que de la présence pesante des maîtres de corporation.

Les artistes de l’Académie fondèrent une école d’art et créèrent un musée de l’art français, le premier dans l’histoire, très tôt abrité par le Louvre et alimenté par les œuvres que chaque membre devait offrir à la communauté.

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(c) Beaux-arts de Paris

Sous l’influence des salons précieux, l’esprit frondeur s’insinua dans les esprits. Rien de plus français et parisien que de violer toutes les consignes officielles au nom du talent. Les gravures présentées dans l’exposition démontrent de l’influence de cette pensée parisienne sur les graveurs.

Paris, avec ses monuments, ses rues et ses fêtes devient pour ses artistes la capitale des arts : ils dessinent, gravent et diffusent les images qui fixent à jamais le Paris classique.

Peu à peu, grâce au Salon du Louvre, l’artiste devient un personnage parisien, dont on remarque l’élégance savamment négligée – le débraillé artiste des autoportraits. Une critique passionnée et partiale naît, qui soutient ou éreinte les artistes.

Dans les deux dernières décennies du XVIIIe siècle, les relations des artistes parisiens et de l’État trouvent une conclusion logique mais inattendue. Par l’action et par le pinceau, les élèves participent avec une conviction passionnée au mouvement révolutionnaire.

Après la Révolution, l’atelier de David attire toute l’Europe artistique et démocratique. Le brassage social de l’École permet alors à des fils de prolétaires ou d’esclaves de faire carrière à Paris. Bientôt, l’écrasante personnalité de Napoléon s’impose à la production artistique, et, entre l’artiste et le souverain, une nouvelle confrontation se dessine, qui fait de l’École des beaux-arts, non plus l’École de Paris, mais l’École de la Nation.

Informations pratiques
- Galeries d’exposition ENSBA,13 quai Malaquais - Paris 6e.
- Accès métro Ligne 4 : Saint-Germain des Prés. Bus : 24 - 27 - 39 - 63 - 70 - 86 - 87 - 95 - 96
- Horaires : Ouverture du mardi au dimanche de 13h à 19h
- Tarif : 6€, tarif réduit : 4€
- Catalogue d’exposition : L’Ecole de la liberté - Être artiste à Paris 1648-1817, éditions ENSBA.

Commissariat d’exposition : Anne-Marie Garcia et Emmanuel Schwartz, conservateurs à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts.

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