Expositions à Paris
Ingres, Ombres permanentes
PARIS. Musée de la Vie romantique : du 16 septembre 2008 au 4 janvier 2009
Publié le mercredi 3 septembre 2008
Promenade dans les coulisses de la création de Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867), cette exposition réunit une centaine de dessins préparatoires, choisis par Catherine Lépront dans les réserves du musée Ingres à Montauban.

- Luigi CALAMATTA (1801-1869)
- D’après l’Autoportrait d’Ingres, 1835, Louvre. Gravure au burin, 1839 52,3 X 43 cm © Musée de la Vie romantique – Roger-Viollet.
Romancière, nouvelliste, essayiste, dramaturge, auteur d’une trentaine d’ouvrages, C. Lépront a tracé ici un cheminement très personnel, guidée par une fascination pour la gestuelle particulière du peintre, son goût pour les extravagances en exprimant sa profonde admiration en particulier pour les études du Martyre de saint Symphorien (Autun, Cathédrale saint Lazare, 1824).
Florence Viguier-Dutheil (Directrice du Musée Ingres, Montauban) rappelle ainsi que "Charles Baudelaire et Théophile Gautier ont cédé les premiers à ses sirènes devant La Grande Odalisque, l’auteur des Fleurs du mal s’étonnant de « ce nombril qui s’égare vers les côtes [ou de ce] sein qui pointe trop vers l’aisselle », le second chantant « l’élégance abandonnée dans ces longs membres qui filent comme des tiges de fleurs au courant de l’eau »." Aujourd’hui, c’est au tour de Catherine Lépront, de nous éveiller à Ingres."
Et Catherine Lépront de répondre à cette invitation en écrivant : « Des premières idées aux ultimes décisions, des compositions d’ensemble aux ultimes infimes détails inlassablement repris, il y a là toutes les étapes du processus de création d’une oeuvre, mais aussi les traces que nous laisse Ingres du cheminement de sa pensée, de ses errances, de ses indécisions, devant les innombrables virtualités qu’offre la surface à peindre. Plus l’idée se précise plus le dessin est épuré. Le corps semble perdre de sa matière, littéralement se désincarner pour qu’il n’en subsiste que son contour essentiel, sa forme stricte, comme si Ingres avait procédé par gommages successifs de données superflues. »

- Jésus remettant les clefs à saint Pierre, 1818-1820
- Ingres. Draperie Pierre noire, estompe et lavis d’encre de Chine sur papier 50 x 23,5 cm Legs Ingres, 1867 © Musée Ingres, Montauban, Cliché Roumagnac.
Dans ses élongations, ses disproportions, le peintre reflète l’inquiétude et la folie tourmentée des romantiques. Ingres en effet, n’hésite pas à bousculer les lois de l’anatomie et les règles de la perspective pour parvenir à une liberté et une modernité intemporelle.
« Enfance, maturité, vieillesse, ce sont tous les âges de la vie qui sont représentés, mais également toutes les émotions, toutes les humeurs du romantisme, et c’est bien d’une rêverie sur l’humanité qu’il s’agit, en même temps que d’une rêverie sur l’art – antique, classique, et, déjà, moderne. »
COMMISSARIAT :
Catherine Lépront, écrivain
Florence Viguier-Dutheil, directrice du musée Ingres, Montauban Conservatrice du Patrimoine
Daniel Marchesseau, directeur conservateur général du Patrimoine
ADRESSE
Musée de la Vie romantique
Hôtel Scheffer-Renan
16 rue Chaptal - 75009 Paris
OUVERTURE :
Ouvert tous les jours, de 10h à 18h,
sauf les lundis et jours fériés
Accès : métro Saint-Georges, Pigalle, Blanche, Liège
bus 67, 68, 74
Site internet : http://vie-romantique.paris.fr
Dossier de presse en ligne
Tarifs d’entrées
Exposition :
Plein tarif : 7 ¤
Tarif réduit : 5,50 ¤
Tarif jeune : 3,50 ¤
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