Gustave Moreau (1826-1898)




Gustave Moreau est un peintre, graveur et dessinateur français. Il est l’un des principaux représentants du courant symboliste, imprégné de mysticisme.

Il fut également professeur à l’école des Beaux-Arts de Paris à partir de 1892, il y enseignera jusqu’à sa mort. En dehors des élèves de l’école des beaux-arts, il aura également pour disciple George Desvallieres, co-fondateur du Salon d’automne en 1903. Il semble bien que l’atelier de Moreau ait été le creuset éminemment favorable de ce foyer de dissidence que fut le salon d’automne baptisé "cage aux fauves" par le critique Louis Vauxcelles en 1905 et où figurèrent nombre d’élèves de Moreau, notamment René Piot, Georges Rouault, Paul Baignières, Charles Guérin, Henri Matisse et George Desvallières.

Pour Moreau, comme pour Vinci ou pour Poussin, auxquels il aimait à se référer, la peinture est cosa mentale. Elle ne cherche pas à recréer sur la toile le spectacle de la nature, elle s’adresse d’abord à l’esprit et vient du plus profond de l’artiste.

Par le choix même de ses sujets, Moreau veut s’abstraire des données du réel, du vécu. Esprit profondément religieux - sans être pratiquant- il considère que la peinture, miroir des beautés physiques, réfléchit également les grands élans de l’âme, de l’esprit, du c½ur et de l’imagination et répond à ces besoins divins de l’être humain de tous les temps. C’est la langue de Dieu ! Un jour viendra où l’on comprendra l’éloquence de cet art muet ; c’est cette éloquence dont le caractère et la puissance sur l’esprit n’ont pu être défini, à laquelle j’ai donné tous mes soins, tous mes efforts : l’évocation de la pensée par la ligne, l’arabesque et les moyens plastiques, voilà mon but.

Biographie (extraite du dossier de presse du musée Gustave Moreau) : 1826 : naissance de Gustave Moreau à Paris. Son père Louis Moreau, architecte, lui inculque une solide culture classique. Sa mère Pauline entoure de ses soins le jeune garçon de santé fragile. Entre 1836 et 1840, études secondaires au collège Rollin. Mort de sa soeur Camille âgée de 13 ans, Gustave Moreau est retiré du collège à cause de sa santé. Son père le prépare au baccalauréat. Depuis l’âge de huit ans, le jeune garçon ne cesse de dessiner. 1841 :Premier voyage en Italie du Nord dont il rapporte un album de dessins. 1844-46 : Gustave Moreau fréquente l’atelier privé du peintre François-Edouard Picot. Il y prépare le concours d’entrée à l’Ecole royale des Beaux-Arts. 1846 : Gustave Moreau est admis à l’Ecole royale des Beaux-Arts qu´il quitte en 1849 après son deuxième échec au prix de Rome. 1849-50 : Il fait des copies au Musée du Louvre et reçoit quelques commandes de l’administration des Beaux-Arts. 1851 : Moreau se lie d’amitié avec Théodore Chassériau et loue un atelier voisin de celui-ci, avenue Frochot, près de la place Pigalle. L’influence de Chassériau sur Moreau est capitale. 1852 : Moreau est admis pour la première fois au Salon officiel avec une grande Piéta, aujourd’hui perdue. Il fréquente le théâtre et l’opéra. Ses parents achètent à son nom une maison particulière au 14 rue de La Rochefoucauld. L’atelier du peintre est aménagé au troisième étage. 1856 : Mort de Théodore Chassériau. 1857 à 1859 : Second séjour en Italie. Il exécute des copies d’après les maîtres (Michel-Ange, Véronèse, Raphaël, Corrège, etc…). Après Rome, il se rend à Florence, Milan et Venise où il découvre Carpaccio. Il se lie d’amitié avec le jeune Edgar Degas. Après un séjour à Naples avec ses parents venus le rejoindre, il revient à Paris en septembre 1859. Il semble qu’il rencontre peu après Alexandrine Dureux qui restera jusqu’à sa mort en 1890, “sa meilleure et unique amie.” 1862 : Mort de son père en février. 1864 : Envoi au Salon de ½dipe et le Sphinx (New York, Metropolitan Museum of Art) qui lui vaut une médaille. L’oeuvre est achetée par le prince Jérôme Bonaparte. 1865 : En novembre, il est invité à Compiègne par l’empereur Napoléon II. 1869 : Expose au Salon Prométhée, L’enlèvement d’Europe et deux aquarelles. Il obtient une médaille, mais il est sévèrement traité par la critique. Il n’exposera plus jusqu’en 1876.

Gustave Moreau. L’Homme aux figures de cire

L’exposition présente quatre-vingt-huit ½uvres comprenant sculptures, peintures, dessins et photographies. Le sujet en est l’oeuvre sculpté de Gustave Moreau (1826-1898) ainsi que son rapport à la sculpture qui hanta toute sa carrière.



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