Expositions à Paris

Gustave Courbet, le réalisme en grand

PARIS. Galerie nationale du Grand Palais du 13 octobre 2007 au 28 janvier 2008
Publié le samedi 13 octobre 2007





Cette rétrospective attendue souligne la complexité de l’œuvre de Gustave Courbet (1819-1877) et permet de réévaluer la place de l’artiste dans son époque. Elle donne les clefs de compréhension de la nature du réalisme dont il se réclame et la place de la culture romantique dans son œuvre. Elle met ainsi en lumière les origines d’une influence qui se révèlera décisive pour les tenants de la "Nouvelle Peinture" des années 1860 et des débuts de l’impressionnisme.

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La femme à la vague (1868)
(c) The Metropolitan Museum of Art

L’exposition, structurée en huit sections, commence par les autoportraits peints et dessinés de 1840 à 1855 dont "Le Désespéré", issu d’une collection particulière, qui est repris par l’affiche de l’exposition. Puis viennent les grands formats dont l’"Enterrement à Ornans" et "L’Atelier du peintre", exceptionnellement déplacés du Musée d’Orsay au Grand Palais.

La section consacrée au paysage s’articule autour de deux séries dédiées aux grottes de la Loue et aux vagues normandes. Puis la section consacrée aux nus, dont les premiers remontent aux années 1840, met en évidence travail de recherche mené par Courbet tout au long de sa carrière et marqué par la double volonté d’inscription dans la tradition classique du genre et la transgression radicale. Cette section rassemble autour de "L’Origine du Monde" (1866) l’ensemble des grandes toiles consacrées à ce genre, dont "La Femme au perroquet" (1866) ou "La femme à la vague" (1868).

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Le Désespéré (1843-1845)
© Collection particulière

L’exposition se termine par l’expérience politique de Courbet avec l’épisode de la Commune qui paiera cher son implication politique lors siège de Paris. Emprisonné, malade, il est contraint à l’exil en Suisse en 1873. La série mélancolique de natures mortes, peintes entre 1871 et 1873, lui permet d’exprimer son désarroi. L’exposition se conclut sur la présentation rare des trois tableaux consacrés aux "Truites de la Loue", métaphores de l’artiste et de son destin douloureux.

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Balthasar Burkhard, photographe suisse

Balthasar Burkhard, photographe suisse, a été invité à exposer, en regard de l’œuvre de Gustave Courbet, plusieurs épreuves de grandes dimensions. Ces œuvres sont présentées dans l’escalier monumental des Galeries nationales du Grand Palais. Le lien entre le photographe, né à Berne en 1944 où il vit et travaille, et le peintre dont l’œuvre est ici célébrée, apparaît clairement au vu des sujets de ses grandes photographies, nus, paysages de montagne et de mer, autoportraits. Burkhard est, depuis de nombreuses années déjà, un artiste reconnu, dont l’œuvre a fait l’objet de plusieurs rétrospectives depuis 1998, la plus importante et la plus riche ayant eu lieu, en 2004, dans sa ville natale. Un tirage limité du catalogue Gustave Courbet, incluant un tirage numéroté (150 exemplaires) et signé d’une photographie de Baltasar Burkhard est disponible.

Commissaires :
- Laurence des Cars (conservateur au musée d’Orsay),
- Dominique de Font-Réaulx (conservateur au musée d’Orsay),
- Gary Tinterow (Engelhard Curator in Charge, Department of the Nineteenth-century, Modern and Contemporary Art at The Metropolitan Museum of Art),
- Michel Hilaire, directeur du musée Fabre de Montpellier.

Architecte-muséographe : Didier Blin, architecte DPLG

Ouverture : tous les jours, de 10h à 22h sauf le jeudi jusqu’à 20h. Fermé le mardi Les 24 et 31 décembre : fermeture à 18h. Prix d’entrée : 10 € ; tarif réduit 8€ Accès : M° 1, 9, 13, Franklin-Roosevelt ou Champs-Élysées-Clemenceau


Exposition organisée par la RMN et le musée d’Orsay avec The Metropolitan Museum of Art, New York, et la Communauté d’agglomération de Montpellier / musée Fabre et avec le soutien de la Fondation Bettencourt Schueller. L’exposition sera présentée au Metropolitan Museum of Art du 27 février 2008 au 18 mai 2008 et au musée Fabre du 13 juin 2008 au 28 septembre 2008.

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