Expositions à Paris

Goya graveur

Paris, Petit Palais (du 13 mars au 8 juin 2008)
Publié le lundi 24 mars 2008





Homme du XVIIIe siècle imprégné de la philosophie des Lumières, il fut l’incomparable témoin des années qui comptent parmi les plus sombres de l’histoire de son pays, – ce que révèlent ses estampes plus encore que ses tableaux.

JPEG - 13.1 ko
Francisco Goya (1746-1828)
Disparates - Disparate ridiculo, (c) Petit Palais / Roger Viollet

Francisco de Goya y Lucientes (1746-1828) fut non seulement l’un des plus grands maîtres de la peinture européenne, mais aussi l’un des plus grands graveurs de tous les temps. C’est grâce à la peinture qu’il connut la gloire à la Cour d’Espagne, où il devint premier peintre du Roi, mais c’est en tant que graveur, qu’il trouva son mode d’expression le plus intime et le plus personnel.

L’artiste porte alors un regard lucide et désabusé sur les moeurs de son temps et s’interroge sur le paradoxe de la nature humaine, capable de tous les héroïsmes comme des pires abominations.

Les célèbres séries Les Caprices (1797-1799) dénoncent les travers de la société espagnole, Les Désastres de la Guerre (1810-1820) disent l’horreur et la barbarie de toutes les guerres, avec La Tauromachie (1815-1816) Goya grave à la fois l’âpre beauté du duel entre l’homme et l’animal, et de la mort qui triomphe dans l’arène. Et Les Disparates (1816-1823) reprennent l’ensemble des motifs des séries précédentes et constituent une oeuvre fantasmagorique d’une étonnante modernité.

Plus de 280 œuvres sont exposées, parmi lesquelles 210 estampes du maître, dont certaines inédites. Goya graveur retrace le parcours de l’artiste, depuis ses premiers essais de graveur en 1778, jusqu’aux audacieux Toros de Bordeaux de 1825.

JPEG - 9.9 ko
Francisco Goya (1746-1828)
Tauromachie - Planche 6. Les maures font des passes de cape dans l’arène avec leurs burnous, 1815-1816 (c) Petit Palais / Roger Viollet

En introduction sont présentées les sources d’inspiration de Goya : Rembrandt, Vélasquez, mais aussi les Tiepolo qui dominent la scène artistique espagnole de l’époque. Les célèbres séries des Caprices, des Désastres de la Guerre, de la Tauromachie et des Disparates constituent l’essentiel du parcours de l’exposition.

L’ambiance d’un atelier de graveur est également reconstitué afin de sensibiliser le visiteur au processus de création. Plusieurs suites d’épreuves associées aux épreuves éditées, jusqu’aux éditions posthumes, montrent le processus de création de l’artiste et la subtilité de son travail, de l’eau-forte pure jusqu’à l’aquatinte.

Enfin, l’exposition met en lumière, à travers un choix de plus de 70 dessins et estampes, l’influence majeure de Goya sur les artistes français du XIXe siècle comme Delacroix, Manet et Redon.

Commissariat d’exposition : Maryline Assante di Panzillo, conservateur au Petit Palais et Simon André-Deconchat, chargé d’études et de recherche à l’INHA.

Informations pratiques
- Petit Palais musée des Beaux-arts de la ville de Paris, Avenue Winston Churchill – Paris (8e)
- Horaires : Ouvert tous les jours de 10 à 18h, sauf les lundis et jours fériés. Nocturne le jeudi jusqu’à 20h pour les expositions temporaires.
- Tarif : 9 € / 6 € / 4,5 €
- Catalogue d’exposition : Goya graveur, éditions Paris Musées.

Imprimer cet article



a la une

Alexandre Cabanel 1823-1889, la tradition du beau

Une exposition présentée au musée Fabre de Montpellier Agglomération (10 juillet - 5 décembre 2010)

Edgard Maxence 1871-1954. Les dernières fleurs du symbolisme

Une exposition présentée au musée des Beaux-arts de Nantes (21 Mai - 13 Septembre 2010)

Les rencontres d’Arles 2010 "du lourd et du piquant"

Festival photographique estival de Arles (3 juillet - 19 septembre 2010)

Antoine Watteau et l’art de l’estampe

Une exposition présentée au Musée du Louvre, Paris (8 juillet - 11 octobre 2010)

Les frères Bram et Geer van Velde

Une exposition présentée au musée des Beaux-arts de lyon (16 avril - 2 août 2010)

Monet et l’abstraction

Une exposition présentée au musée Marmottan Monet, Paris (17 juin - 26 septembre 2010).

Lucien Bonaparte (1775-1840), un homme libre

Exposition présentée au Palais Fesch – Musée des Beaux-Arts d’Ajaccio (24 juin – 27 septembre 2010)

Le dessin à Florence au temps de Michel-Ange

Exposition présentée au Palais Fesch – Musée des Beaux-Arts d’Ajaccio (24 juin – 27 septembre 2010)

nous vous conseillons

expositions à paris

expositions à l'étranger

dernières parutions
actu du web

recherche

 

en ce moment

7 374 loisirs insolites : cliquez ici

Votre actualité

Annoncer sur ArtActu

Archives de vos actualités


archives


Vous pouvez afficher les publications de ArtActu.com sur votre site.

RSS ArtActu