Expositions Alain-Gilles Bastide

Mois de la Photo Paris-Off & Mois du la photographie du XIVeme (avec le concours de la DRAC Ile-de-France)

À l’occasion du Mois de la Photo PARIS-OFF, et du Mois de la Photo du 14ème, Alain-Gilles Bastide présente son dernier travail photographique : “L’invisible labyrinthe des temps” (2007).

Selon son habitude, Alain-Gilles Bastide “éclate” son exposition dans plusieurs lieux dans la ville. Ses photographient se retrouvent ainsi dans 3 lieux du 14ème arr. de Paris :

- Du 27 oct. au 12 nov.2008 : à l’espace d’exposition “Le Naguère” (66 rue Daguerre) de 10h à 20h, et à “ATELIER N°6” (22b rue Deparcieux) de 17h à 20h.
- Du 14 au 29 nov.2008 : au Centre d’Animation VERCINGÉTORIX (181-183 rue Vercingétorix) de 10h à 21h.


À propos de “L’invisible labyrinthe des temps”

Jean-Claude Lemagny,. Écrivain / Ex-conservateur du Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale. Paris Février 2008

« Un sage a dit : “ Il y a bien un autre monde mais il est en celui-ci ”. Notre univers est hanté mais non par des fantômes : par des présences. Les japonais disent : “ Ceux qui croient aux fantômes sont ceux qui ne savent pas regarder la nuit “. Les yeux qui ne savent pas voir sont aveugles aux présences. L’artiste et le poète ne sont pas des chercheurs d’au-delà mais des voyants de la présence.

Il est des moments où la faculté de voir rejoint la faculté de rêver. Elles se rejoignent en un lieu mystérieux et profond.

Et c’est alors qu’il faut parler de la faculté de voyance. Elle est de voir ce que tout le monde voit mais sans jamais le regarder. C’est là, devant, mais bien peu le regardent car il faut pour cela avoir ressenti le monde comme présence et non seulement comme apparence.

Quand tout devient présence, sous les yeux d’un artiste, se lèvent des présences jusque là invisibles aux autres. Le monde se dédouble, se détriple, se révèle beaucoup plus riche, hanté, mais non pas par des fantômes, habité par un surplus de présences.

Pensez-y en regardant les images de Alain-Gilles Bastide. »


Karina Dubrichkaya. Journaliste. Vienne 2007

« La nouvelle série d’images de AGB, "qui existent dans l’invisible, qui se rencontrent là où les reflets sont en avance sur la réalité", nous invite à un voyage qui va se faire derrière les miroirs, dans leurs enchevêtrements, dans les reflets et dans les transparences. C’est un jeu de rencontre, une quête aussi, c’est une tentation, peut-être une tentative. C’est se promener en rencontrant en permanence des bifurcations d’espaces multiples et inconnus, dans des temps et des hors temps de reflets et de lumières aléatoires. Il n’y a pas une mais des histoires dans les discontinuités vécues du moment qui demandent, continuellement, la mise en route d’une nouvelle analyse visuelle, qui proposent, toujours, une fiction (une réalité !?) différente.

AGB perçoit l’invisible diffus dans le visible, et il nous propose des photographies (ce sont des photographies, pas des photo-montages ou des images de synthèse) qui donnent à penser, et qui en appellent à la pensée, pour se constituer comme telles. Il nous entraîne dans un labyrinthe, et nous abandonne dans le défi que représente pour la pensée un type d’images qui semblent faites pour la dérouter, la priver de son ancrage, la déprendre de toute orientation. (...) »


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