Charles Meynier (1763 – 1832)

Charles Meynier, peintre français, né à Paris en 1763 et mort à Paris en 1832. Elève de François-André Vincent.

Lauréat du Prix de Rome en 1789, Meynier a participé aux différents concours du Directoire, période durant laquelle il a trouvé sa place dans le monde artistique et recherché une clientèle privée qu’il a développée sous le Consulat. Exposant régulièrement au Salon, il est devenu dès le début de l’Empire l’un des peintres officiels majeurs, impliqué dans les principales commandes de l’Etat. C’est la période où sa carrière est à son apogée et sa renommée au plus haut. C’est alors qu’il a été le plus à l’aise, dans un cadre artistique structuré par Vivant Denon où il a su développer sa personnalité. Sous la Restauration, il a continué d’envoyer au Salon des tableaux d’histoire, répondant parfois à des commandes officielles. Parallèlement, et comme le faisaient les plus grands, David, Girodet, Guérin ou Prudhon, Meynier a travaillé tout au long de sa carrière pour les collectionneurs privés les plus importants de son temps : Boyer-Fonfrède sous le Directoire, Lucien Bonaparte, le maréchal Berthier et Sommariva sous l’Empire, et le comte Von Schönborn sous la Restauration. Peintre d’histoire, Charles Meynier est aussi un dessinateur magistral et c’est sans doute dans ce domaine que sa personnalité s’est le mieux exprimée, en tout cas le plus librement. Il est connu aujourd’hui essentiellement pour ses dessins au style graphique bien personnel et aux sujets difficiles et rares. Il a été un véritable créateur de sujets, cherchant dans les sources classiques des épisodes rarement illustrés. Plus que ses tableaux aux sujets souvent imposés, ils reflètent une grande culture, une étude approfondie de l’antique et une connaissance littéraire peu banale, confirmée par l’importance de sa bibliothèque et de sa collection d’estampes. Au-delà du brillant dessinateur et de l’artiste officiel, fécond témoin de l’épopée napoléonienne, il faut voir en Charles Meynier l’un des peintres de décors les plus importants de sa génération. Et c’est comme peintre de plafonds qu’il a joué un rôle essentiel dans la peinture de son temps. Il a participé au renouveau d’un genre tombé en disgrâce sous le règne de Louis XVI, et auquel Napoléon avait préféré les tableaux de très grand format garnissant les murs. Son « pinceau moelleux et facile », la « correction de son dessin », sa « couleur brillante », tous ces éléments sur lesquels la critique n’a jamais cessé d’insister, il les a parfaitement mis au service de ce genre qu’il a contribué à relancer. Plus que d’autres, il a su adapter ses compositions et son sens de l’espace à la fonction particulière du plafond, trouvant toujours un équilibre entre le tableau rapporté et le décor plafonnant.

Charles Meynier (1763-1832)

La majorité des ½uvres importantes conservées dans les musées et les collections particulières seront exposées au musée Magnin. Au total ce sont vingt trois huiles sur toile et vingt neuf ½uvres sur papier qui permettront d’illustrer la place de Meynier comme peintre d’histoire, portraitiste et décorateur.

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