Brèves-Annonces
ArtAujourd’hui Hebdo
Edition au 6 au 12 septembre 2007. Rédacteur en chef Rafael Pic
Publié le vendredi 7 septembre 2007
L’art c’est renversant. Les FRAC viennent à vous. Beyeler, dix ans déjà. Pollock ou pas Pollock ? Sur les traces de Jason, L’Or de la Toison d’or. Menaces sur le photojournalisme. Kiki de Montparnasse. Arténim. Le salon du collectionneur. Tout l’art du monde...
L’AIR DU TEMPS
Les FRAC viennent à vous
Pour le grand public, il s’agit d’un sigle un peu barbare, à placer
à mi-chemin entre la FNAC, fournisseur de livres et de dvd, et le voyagiste
FRAM. Les FRAC sont les Fonds régionaux d’art contemporain et ont été créés
au début des années 1980 sous l’administration Jack Lang. Ils ont pour mission,
en jonglant avec des budgets assez étriqués, de constituer des collections reflétant
la création actuelle. S’ils organisent des expositions dans leurs sièges, dont
certains sont des bâtiments remarquables (par exemple, le FRAC Lorraine, à Metz,
dans un hôtel particulier du XVIIe siècle intelligemment rénové), ils ont aussi
vocation à faire circuler leurs fonds pour mieux les faire connaître. Les grands
moyens semblent avoir été utilisés pour sensibiliser les néophytes puisque,
cet automne, les FRAC quittent leur coquille et s’invitent dans les grands magasins
: de Bordeaux à Strasbourg, en passant par Berlin, neuf Galeries Lafayette présenteront
– entre escalators, machines à laver et fournitures scolaires - des tableaux
de Soulages, des sculptures de Wang Du ou des vidéos de Fischli & Weiss. Une
confrontation salutaire et bonne pour le portefeuille : rien n’est à vendre.
L’art, c’est renversant, du 12 septembre au 6 octobre 2007 dans les
Galeries Lafayette de Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Limoges, Marseille,
Nantes, Paris, Strasbourg et Berlin
Le site commun
des FRAC
EXPOSITIONS
ATTENTION
DERNIERS JOURS.... JUSQU’AU 9 septembre... Ne manquez pas CORRESPONDANCES Vincent
Van Gogh, Dans le jardin du docteur Paul Gachet, 1890 / John Chamberlain, Lipstick
Canteen...Des artistes d’aujourd’hui relisent de grands classiques du XIXe siècle
au MUSÉE D’ORSAY à Paris. Voir l’article
ET
AUSSI... JUSQU’AU 9 septembre... LE BOIS DES MISSIONS, sculptures baroques du
Paraguay, un témoignage exceptionnel de l’aventure humaine des missions du Paraguay
au MUSÉE DU PAYS DE SARREBOURG. Voir l’article
ET
ENCORE...JUSQU’AU 9 septembre... LES LIEUX IMAGINAIRES D’ERIK DESMAZIERES, estampes
et dessins ; un graveur à l’imaginaire foisonnant, digne héritier de Piranèse
et Callot au MUSÉE JENISCH à Vevey, en Suisse. Voir l’article
Transit par Beyeler
BALE – L’exposition qui célèbre la première décennie de la fondation
Beyeler a une ressemblance marquée avec celle consacrée à Ambroise Vollard au
musée d’Orsay. Dans les deux cas, il s’agit de présenter un florilège d’œuvres
passées entre les mains d’un grand marchand au cours de son activité. Si l’exercice
peut être attendu pour Vollard, mort en 1939, il l’est mois pour Ernst Beyeler
(et son épouse), encore en vie. Dans ce dernier cas, on aurait plutôt tendance
à montrer le « jardin secret », c’est-à-dire la collection personnelle du marchand
(comme cela est en cours pour Jan Krugier à Berlin). Mais cela ne fera jamais
justice des innombrables pièces qui ont réellement transité par une galerie
influente. Pour Beyeler, actif depuis 60 ans à la même adresse (9 Bäumleingasse
à Bâle), le chiffre astronomique de 16 000 est avancé. On ne les voit pas toutes,
évidenment, mais un choix significatif, de Braque à Dubuffet, de Giacometti
à Gris, de Kandinsky à Mondrian, de Picasso à Elsworth Kelly.
L’Autre Collection, hommage à Hildy et Ernst Beyeler à la fondation
Beyeler, jusqu’au 6 janvier 2008.
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Pollock ou pas Pollock ?
BOSTON - On en a tellement parlé, on va enfin les voir ! Il s’agit
bien sûr de ces 32 tableaux inédits de Pollock, sortis comme par enchantement
en 2002 du chapeau d’Alex Matter, fils d’amis intimes du peintre. La polémique
fait rage depuis et leur authenticité a même été réfutée par des analyses en
laboratoire à Harvard. Mais cela n’a pas convaincu tout le monde et on demande
désormais au public de se faire son opinion sur 25 d’entre eux. C’est une démarche
tout à fait dans l’air du temps : soyez votre propre expert ! Les considérations
financières ne sont évidemment pas absentes : n’importe quel Pollock vaut très
cher et le record pour une transaction privée (autour de 140 millions $) lui
appartient avec la vente, l’an dernier, d’un n°5, 1948 de David Geffen,
magnat de Hollywood. Pour le musée qui les expose, c’est assurément une belle
opération médiatique : qui connaît le McMullen Museum of Art, à Boston ? Le
vrai thème de l’exposition, mais il est occulté par cet encombrant ensemble,
ce sont les rapports entre Pollock et le photographe Herbert Matter, qui aurait
joué un rôle crucial dans la genèse du « dripping ».
Pollock matters, au Mc Mullen Museum, du 2 septembre au 9 décembre
2007
En
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Sur les traces de Jason
PARIS – Comme les pharaons ou les Incas, les trésors sont l’un
des « marronniers » ou thèmes préférés du public. Cela permet quelques découvertes
intéressantes : après l’or des Scythes, des Thraces et des Bulgares, voici celui,
bien moins souvent montré, de Georgie. Cette terre au bord de la mer Noire était
connue dans l’Antiquité sous le nom de Colchide et abritait la Toison d’or,
qui excita les désirs de Jason et de ses Argonautes. Si le site de Vani, sur
un affluent du Riomi (l’ancien Phase), a été fouillé depuis plus d’un siècle,
les pièces exposées proviennent de la découverte très récente – en 2004 – de
tombes pourvues d’un riche mobilier funèbre. Bijoux angulaires avec pendentifs
en volutes, chevalières, bracelets et colliers, perles en forme de melon, pinces
à cheveux avec des cerfs montrent la virtuosité des artisans dans le travail
de l’or, du Ve au Ier siècle avant notre ère.
L’Or de la Toison d’or à la Monnaie de Paris, du 11 septembre au
7 novembre 2007

PHOTOGRAPHIE
Menaces sur le photojournalisme
PERPIGNAN - « L’objectif premier du festival est de rétablir
le rôle de la photo de presse » : la philosophie de Visa pour l’Image, qui
en est à sa 19e édition, tient tout entière dans cette phrase-manifeste. Alors
que la « pipolisation » de l’image atteint des sommets, le travail de fond sur
des sujets difficiles trouve de plus en plus difficilement sa place dans les
pages des magazines. Les amours de François Hollande ou les grossesses de Britney
Spears poussent à la marge les enquêtes sur la malaria dans le monde, les bidonvilles
de Bombay ou les « enfant jetables du Ghana ». Ces trois reportages de John
Stanmeyer, Jonas Bendiksen et Ian Berry sont des exemples parmi d’autres de
thématiques présentées à Perpignan, qui pourraient bien appartenir à un genre
en voie de disparition. La fréquentation du festival, passée de 35 000 visiteurs
en 1989 à 183 000 en 2006, semble pourtant indiquer qu’un public croissant ne
se satisfait plus de cet état de choses.
Visa pour l’Image, 19e festival international de photojournalisme,
jusqu’au 16 septembre
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L’ARTISTE DE LA SEMAINE
Malik Sidibé, objectif Afrique
Il avait déjà reçu le prestigieux prix Hasselblad en 2003. Mais
c’est le Lion d’or à la carrière, décerné par la Biennale de Venise en juin
2007, qui a marqué sa véritable consécration (ainsi que celle, par ricochet,
de la photographie africaine). Né en 1936 à Bamako, Malick Sidibé a ouvert son
studio en 1962 dans son village natal de Wassolo, près de la frontière guinéenne.
Pendant des décennies, il y a tiré le portrait des notables, des adolescents,
des boxeurs, des événements qui rythment la vie locale – baptêmes, mariages
ou funérailles. Si l’essentiel de son œuvre est en noir et blanc, il a également
produit en couleur. Sa cote, jusqu’à présent très contenue – pas plus de 3000
€ pour des « vintages » grand format des années 1960 - pourrait connaître une
envolée.
Malick Sidibé est exposé à la galerie Claude Samuel (69 avenue Daumesnil,
75012 Paris), du 8 septembre au 27 octobre 2007.
Le site de la
galerie Claude Samuel
LIVRES
Kiki en bulles
Raconter l’histoire de Kiki de Montparnasse, la célèbre égérie
des années vingt ? Cela a déjà été fait, notamment par l’intéressée elle-même
dans Souvenirs retrouvés. Ce qui est nouveau, en revanche, c’est le traitement
: la pétulante Alice Prin, native de Châtillon-sur-Seine, revit en BD. Dans
son dessin, Catel Muller est tenante d’une ligne claire, sans fioritures mais
informative. Le scénario de José-Louis Bocquet fait intervenir les principaux
personnages de cette république des arts : Man Ray, bien sûr, l’amant de Kiki
(mais il ne fut pas le seul !), Pascin, Foujita, Desnos, Cocteau ou Paul-Henri
Roché, le dandy auteur de Jules et Jim. Les belles heures de la Coupole,
du bal Bullier, des folies dadaïstes et des amours innombrables, rue Broca,
rue Delambre ou rue Campagne-Première, sont bien croquées. Jusqu’à la fin, qui
n’a rien d’un conte de fées : Kiki voit son compagnon Henri Broca finir à l’hôpital
psychiatrique tandis qu’elle-même, cocaïnomane et hydropisique, enfle démesurément
et meurt, pauvre, à 52 ans, en 1953.
Kiki, par Catel et Bocquet, éditions Casterman, ISBN : 978-2-203-39621-0,
2007, 384 p., 18,95 €
BRÈVES
BRUXELLES – La fondation de Moffarts institue un prix « Art in
the media », doté de 2500 €, pour récompenser un travail de critique d’art de
qualité. Les dossiers de participation doivent être envoyés avant le 16 septembre
2007.
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BRUXELLES – La première manifestation Design September, réunissant une trentaine
d’événements (expositions, conférences, ateliers, menus design, etc), est organisée
du 10 au 30 septembre.
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ISTANBUL – La 10e Biennale d’art contemporain d’Istanbul, qui présente 96 artistes
sous la direction de son commissaire, Hou Hanru, se tient du 8 septembre au
11 novembre.
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LONDRES - Selon l’agnece Bloomberg, le crâne orné de 6801 diamants par Damian
Hirst aurait été vendu à un groupe d’investisseurs pour 100 millions £.
LUXEMBOURG – art4lux, le 3e Forum européen de la jeune création qui réunit
plus d’une centaine d’artistes, se déroule du 10 au 16 septembre au Casino
Luxembourg et au Centre culturel Abbaye de Neumünster. En
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MANTOUE – Le château de San Giorgio accueille du 6 septembre 2007
au 6 janvier 2008 une exposition de sculptures de Lucio Fontana. L’inauguration
sera concomitante avec celle du festival de la littérature, auquel prendront
notamment part Yves Bonnefoy et John Berger.
Pour
voir quelques-unes des œuvres exposées
PARIS – Après une campagne de travaux et de remise aux normes commencée en décembre
2004, la Grande Halle de la Villette rouvre avec l’exposition Bêtes et hommes,
présentée du 12 septembre 2007 au 20 janvier 2008. Elle est désormais dotée
d’un restaurant et d’une librairie.
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PARIS – L’Etat vient d’acquérir pour le château d’Ecouen (Musée national de
la Renaissance) deux tapisseries de la Tenture de l’histoire de Diane. Celle-ci
avait été commandée vers 1550 par Henri II pour Diane de Poitiers.
PARIS - La 6e édition du Parcours des mondes, consacré aux arts "premiers",
se tient du 12 au 16 septembre à Saint-Germain-des-Prés avec la participation
de 53 marchands français et étrangers. Parmi les nouveaux venus : Charles-Wesley
Hourdé (Afrique et Océanie), Sam Fogg (Ethiopie) ou Tony Anninos (Tibet, Népal).
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SUR ARTAUJOURDHUI.INFO
Cette semaine, ne manquez pas
ARTéNIM
NÎMES - La foire internationale d’art contemporain du sud, qui
en est à sa 8e édition, se veut une fenêtre ouverte sur les tendances artistiques
du monde. Quelque 70 exposants sont présents et l’on remarque, parmi les artistes
mis en avant, Eduardo Arroyo, Guy de Rougemont ou Tony Soulié.
En
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3e Salon du Collectionneur
PARIS - Un salon avec une véritable vocation pédagogique : c’est
ainsi que se présente la manifestation qui se tient en alternance avec la Biennale
des antiquaires. Au Grand Palais, plus de 120 exposants de 12 pays sont réunis
par spécialités, du mobilier aux arts primitifs en passant par l’orfèvrerie.
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a la une
PARIS. Musée de la Vie romantique : du 16 septembre 2008 au 4 janvier 2009
Aix-en-Provence, musée Granet (du 5 juillet au 2 novembre 2008)
Lyon, musée des Beaux-arts (du 20 juin au 29 septembre 2008)
Paris, Bibliothèque nationale de France (du 3 juin au 24 août 2008)
Suisse, Fondation Pierre Gianadda à Martigny (du 16 juin au 23 novembre 2008)
Paris, musée du Louvre (jusqu’au 1er septembre 2008)
Dijon, musée Magnin (du 11 juillet au 12 octobre 2008)
Vic-sur-Seille (Moselle), Musée départemental Georges de La Tour (du 4 mai au 31 août 2008)
Paris, musée du Louvre (du 11 avril au 7 juillet 2008)
Paris, musée Guimet (du 21 mai au 4 août 2008)