Andrea Mantegna 1431-1506
Andrea Mantegna 1431-1506, peintre de la Renaissance italienne
Andrea Mantegna est le deuxième fils d’un menuisier nommé Biagio, il naît en 1431 à Isola di Carturo, entre Padoue et Vicence en République de Venise. Dès l’âge de dix ans, il entre à Padoue comme apprenti dans l’important atelier de Francesco Squarcione, dont il devient aussi le fils adoptif en 1442. Padoue est alors le lieu d’une effervescence extraordinaire dans laquelle baigne différentes générations d’artistes, de commanditaires et d’écrivains. Les éloges précoces décernés à Mantegna célèbrent le caractère fortement sculptural de sa peinture, élaborée dans un atelier où il est d’usage, comme souvent à l’époque, de passer d’une pratique à l’autre. Squarcione met, en effet, à la disposition de ses élèves sa collection « d’antiquailles », très appréciées dans une ville où les humanistes étaient férus d’archéologie. Il mit également ses disciples en contact avec les créations des maîtres florentins venus travailler en Vénétie dès les années 1430, notamment Donatello (1386-1466), présent dans la ville entre 1443 et 1453. Mantegna applique avec une rigueur nouvelle les principes en matière de perspective, énoncés par l’architecte et théoricien Leon Battista Alberti (1404-1472). En 1448, Mantegna quitte Squarcione. Sa première oeuvre en tant que maître indépendant, aujourd’hui perdue, est un retable destiné à l’église Santa Sofia de Padoue. La même année il est appelé avec Nicolò Pizolo et deux peintres vénitiens, Antonio Vivarini et Giovanni d’Alamegna, à réaliser la décoration de la Chapelle Ovetari dans l’église des Eremitani. Dès cette première oeuvre majeure, qu’il terminera seul, apparaissent les thèmes qui parcourront toute la carrière de l’artiste : celui de l’illusion et de l’antique. S’y révèle une autre de ses prédilections : l’introduction de ces personnages quelque peu désoeuvrés, comme en retrait de la scène, qui ont frappé l’imagination de Marcel Proust. En 1453, Mantegna épouse Nicolosia Bellini, fille de Jacopo, soeur de Giovanni et Gentile, et s’apparente ainsi au plus important atelier de peinture de Venise. La Sainte Justine du polyptyque réalisé par Mantegna pour l’église du couvent Santa Giustina de Padoue, terminé au début de 1455, reflète cette proximité artistique. S’amorce donc dans les années 1450, un jeu d’influences réciproques entre Andrea et Giovanni. En 1460, il répond à l’invitation de Louis III Gonzague, marquis de Mantoue. Il restera jusqu’à sa mort en 1506, l’artiste officiel de la dynastie des Gonzague. En 1488, Mantegna est appelé par le pape Innocent VIII pour décorer de fresques le belvédère d’une chapelle au Vatican. Cette série de fresques, y compris un remarquable baptême du Christ, seront détruites par Pie VI en 1780. Retourné à Mantoue en 1490, il reprend avec force sa vision plus littéraire et plus amère de l’Antiquité, et se lie étroitement avec la nouvelle marquise, Isabelle d’Este. Il continue son travail avec les neuf peintures a tempera du triomphe de Jules César, qu’il a probablement commencées avant son départ pour Rome, et qu’il termine autour de 1492. À partir de 1504, presque arrivé au terme de sa vie, Mantegna travaille à sa propre chapelle funéraire dans l’église Sant’Andrea de Mantoue, témoignage le plus éclatant du rang social acquis par l’artiste. Sa renommée a en effet déjà atteint Albert Dürer qui, de séjour à Venise, s’achemine pour le rencontrer, mais Mantegna meurt à Mantoue le 13 septembre 1506, quelques jours avant son arrivée. Biographie tirée du dossier presse de l’exposition A. Mantegna, Louvre 2008.
Mantegna 1431 - 1506
Pour la première fois en France, cette exposition monographique dédiée à Andrea Mantegna va permettre de découvrir en profondeur cette figure prépondérante de la Renaissance italienne et le milieu dans lequel s’est exercée son activité.
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